Le bac d'orangerie naît d'une réflexion globale sur le mobilier urbain: créer un objet qui intervienne à la fois de manière conviviale et utile dans un environnement urbain. Utile pour les besoins de la ville, utile aussi pour la population qui se l’approprierait. Le bac participant des espaces conviviaux devient un élément d'appropriation du contexte urbain par les piétons.

Nous avons alors défini un bac qui disposerait d’une surface utile, plateforme périphérique multi-usage se définissant par le piéton lui-même. Des touristes y dépliant leur plan d'orientation, une mère asseyant son enfant pour le rhabiller ou un groupe d’amis s’y adossant à l’ombre du soleil. Cette surface qui se doit d’être circulaire pour ne pas heurter ses utilisateurs définit la géométrie du bac tout entier. L’arbre devient point de pivot de l’ensemble, se redéfinissant lui-même dans l’espace.

La structure développée repose sur l’assemblage d’éléments simples qui, dans une conjugaison structurelle, aboutissent à un volume rigide.

Les soixante lamelles en peuplier rétifié s‘assemblent sur le pourtour d’un tube rectangulaire cintré et d’un fond, bac métallique de rétention. Les lamelles, éléments esthétiques et structurels, reprennent les efforts et les redistribuent sur l’ensemble.

L’ensemble repose sur deux modules identiques inversés. Ils forment les socles du bac qui permettront de compenser la déclivité d’une pente par rotation de la pièce supérieure. L’horizontalité est ainsi contrôlée.

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concours 1e prix

programme: bacs d'orangerie

maître d'ouvrage:

2007